Prothèse du genou
La prothèse du genou est un implant chirurgical qui remplace les surfaces articulaires usées afin de redonner mobilité et soulager la douleur.
Elle est proposée principalement en cas d’arthrose avancée lorsque les traitements médicaux ne suffisent plus.
Prothèse du genou: les techniques évoluent
Pour ma part j’utilise pour la mise en place d’une prothèse du genou une assistance robotique (le robot Mako, Stryker). Différentes options techniques sont aujourd’hui disponibles pour la mise en place d’une prothèse du genou : un ancillaire classique mécanique, la navigation, les guides de coupes, la prothèse sur mesure et enfin l’assistance robotique qui associe 1° la navigation 2° la programmation scanner 3D personnalisée 3° le bras robotisé.
En quelques mots voici un résumé de chacune de ces techniques :
- L’ancillaire mécanique : il s’agit du système historique, « le gold standard », pour mettre en place une prothèse de genou. Il se compose de guides de coupes fixés sur des tiges métalliques introduites dans l’axe du tibia et du fémur et fait appel à l’expérience du chirurgien. Les coupes osseuses sont faites avec des guides de coupe métalliques de série.
- La « Navigation » : c’est un système de guidage virtuel qui accompagne le chirurgien pendant l’opération. Les axes du tibia et du fémur ainsi que les tensions des ligaments sont en permanence enregistrés et analysés par des capteurs fixés sur des broches dans le tibia et le fémur. Le logiciel aide le chirurgien a positionner la prothèse comme il le souhaite. La précision est apportée par l’outil de navigation. Les coupes sont aussi réalisées avec des guides de coupes métalliques de série.
- Les guides de coupe personnalisés : le principe consiste à fabriquer des guides de coupes spécifiques pour chaque patient pour réaliser les coupes osseuses. À partir d’un scanner ou d’une I.R.M. on définit quelques semaines avant l’opération les coupes osseuses idéales pour positionner la prothèse comme le souhaite le chirurgien. En revanche, il n’est pas possible de modifier les coupes en cours d’intervention et ce système ne permet pas de contrôler la tension des ligaments, étape qui est laissée à l’appréciation du chirurgien.
- La prothèse sur-mesure (Symbios) : il s’agit d’un implant qui est fabriqué spécifiquement pour reproduire au mieux l’anatomie du patient à partir d’un modèle 3D fait avec des images scanner. C’est un implant unique qui présente donc des avantages et des inconvénients. À la différence d’une prothèse dont le dessin et la morphologie ont été validés puis étudiés en conditions réelles de vie sur des milliers de patients, avec la prothèse sur-mesure on fait le choix d’un implant qui a été testé en laboratoire par des logiciels mathématiques. Evidemment, certaines normes sont respectées pour avoir les meilleures garanties possibles de durabilité. La prothèse sur mesure est particulièrement intéressante chez les patients présentant des maladies osseuses rares, des déformations osseuses importantes ou en cas de situations anatomiques qui ne sont pas compatibles avec une prothèse fabriquée en série (voir ci-dessous). Pour la positionner on utilise là aussi des guides de coupes personnalisés mais, là encore, la tension des ligaments est laissée à l’appréciation du chirurgien (par des gestes de libération éventuels).
- L’assistance robotique (système Mako, Stryker) : voire ci-dessous
Notez bien que toutes ces techniques donnent des résultats très satisfaisants bien qu’il existe toujours un pourcentage de patients avec un résultat imparfait. Les nombreuses études de la littérature sont parfois contradictoires.
La prothèse de genou: quand se faire opérer?

