Ligament croisé antérieur du genou

La rupture du LCA peut être isolée ou asscoiée à des lésions méniscales ou à une atteinte d’un autre ligament.

LCA et ligamentoplastie

Le ligament croisé antérieur (LCA) du genou joue un rôle stabilisateur important dans les activités de la vie quotidienne et dans les activités physiques et sportives. 
Il appartient au pivot central en association avec le ligament croisé postérieur.
La rupture du ligament croisé antérieur du genou est une des lésions les plus fréquentes en traumatologie sportive (notamment dans les sports de pivot contact) : rugby, foot, basket, surf, handball, volleyball, ski, karaté, judo, MMA, boxe, sports de combat en général ou tout simplement à l’occasion d’une mauvaise chute.
​La symptomatologie est souvent aigue à l’occasion du traumatisme.
Le traitement comporte toujours une période initiale de rééducation suivie d’une évaluation du retentissement fonctionnel et anatomique de la rupture du croisé : existe-t-il des lésions méniscale associés? cartilagineuses? le patient présente-t-il une instabilité du genou dans la vie quotidienne ou dans les activités sportives? quelles sont les enjeux sportifs? existe-t-il un retentissement professionnel? l’examen clinique et les examens complémentaires retrouvent-t-il une instabilité franche ?
Que cela soit au travers d’une rééducation intensive ou d’une intervention chirurgicale (la ligamentoplastie), l’objectif et le stabiliser suffisamment le genou pour protéger les ménisques et le cartilage et pour retrouver une activité quotidienne compatible avec les objectifs du patient. De nombreux critères entrent en ligne de compte pour décider si une ligamentoplastie est nécessaire ou non : instabilité, âge, lésion méniscales associés, activités sportives pratiquées, activité professionnelle…

Nous réalisons cette intervention en ambulatoire à la Clinique Arago à Paris.

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Rupture du LCA
La vidéo de la ligamentoplastie type DT4 renforcée par « InternalBracing » avec un FiberTape
Ligamentoplastie au DT4

La douleur et souvent le premier signe clinique ressenti au moment du traumatisme : choc direct ou indirect, torsion du genou hyper extension, déformation en valgus ou en varus forcé…
Dans les suites immédiates de la rupture du ligament le genou gonfle généralement rapidement (mais parfois de manière modérée). Cet épanchement correspond à un saignement articulaire.
Le patient peut ressentir un craquement dans le genou au moment de l’accident et il ressent généralement une forte instabilité avec la sensation que son genou est « flottant », qu’il « ne tient plus », qu’il « lâche ».
Tous ces symptômes sont d’intensité variable et peuvent parfois apparaître au bout de quelques jours.
​Il peut exister des douleurs ou un blocage du genou en lien avec une lésion de l’un des ménisques survenue au moment du traumatisme.
Plus à distance, le symptôme qui est recherché est la sensation d’instabilité dans les activités de la vie courante et lors des activités sportives.

S’il existe une instabilité du genou qui n’est pas neutralisée par une intervention de ligamentoplastie ou par une bonne rééducation alors les mouvements parasites de translation du genou peuvent aboutir à l’apparition de lésions méniscales par forces de cisaillement.

Le traitement d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou associe trois phases.
Phase 1: le traitement est d’abord symptomatique, c’est-à-dire destiné à soulager la douleur et à faire dégonfler le genou. Il associe des antalgiques et des anti-inflammatoires, du repos, de la glace et souvent une attelle de stabilisation. Il est important de ne pas conserver l’attelle trop longtemps pour pouvoir rapidement passer à la phase 2.
Phase 2: la rééducation première : il faut mettre en place une prise en charge rapidement par le kinésithérapeute pour récupérer les amplitudes articulaires du genou et récupérer la masse musculaire qui va fondre rapidement. C’est un travail de massage, de mobilisation et de renfort musculaire. Le kinésithérapeute essaie ensuite d’accompagner le patient vers la reprise des activités physiques et sportives en fonction des instructions du chirurgien orthopédiste. 
Phase 3: l’intervention chirurgical : c’est la ligamentoplastie sous arthroscopie. Elle est indiquée si le patient garde une instabilité dans la vie courante et ou dans les activités sportives, en particulier si le patient est jeune, si il existe des lésions méniscales associés, s’il souhaite pratiquer des sports de pivot contact, si la pratique est régulière et/ou en compétition.

Le principe de la ligamentoplastie consiste à fabriquer un nouveau ligament croisé à l’aide d’un tendon ischio-jambier
Nous prélevons un tendon ischio-jambier, le demi tendineux, qui est ensuite replié plusieurs fois sur lui-même pour constituer un nouveau ligament suffisamment épais (technique du DT4). Les deux extrémités sont fixés à des « boutons » ou « plaquettes » métallique sur les fils de traction.
Sous arthroscopie un bilan articulaire est réalisé. Une éventuelle lésion méniscale sera traitée.  
Le nouveau ligament est positionné en lieu et place de l’ancien LCA rompu dans l’articulation au travers d’un tunnel tibial et d’un tunnel fémoral. Il est ensuite mit en tension et bloqué en bonne position. L’intervention se déroule sous arthroscopie. Elle est réalisée en chirurgie ambulatoire c’est-à-dire que le patient entre le matin, il est opéré il rentre chez lui dans l’après-midi.
Dans les suites de l’intervention une attelle articulée est portée pendant 15 jours pour protéger la plastie ligamentaire. Les cannes sont généralement abandonnées au bout de deux à trois semaines et on démarre la rééducation immédiatement après l’intervention. Les sports de pivot contact ne sont repris qu’à partir du neuvième mois postopératoire. 
En plus de la ligamentoplastie du LCA on peut y associer pendant l’intervention une plastie externe que l’on appelle un « retour externe » pour reconstituer le ligament antéro-latérale. Cette plastie est décidée en fonction de certains critères : le type d’activité sportive, l’existence d’un ressaut explosif à l’examen clinique… 

Le principe de la ligamentoplastie consiste à fabriquer un nouveau ligament croisé à l’aide d’un tendon ischio-jambier
Nous prélevons un tendon ischio-jambier, le demi tendineux, qui est ensuite replié plusieurs fois sur lui-même pour constituer un nouveau ligament suffisamment épais (technique du DT4). Les deux extrémités sont fixés à des « boutons » ou « plaquettes » métallique sur les fils de traction.
Sous arthroscopie un bilan articulaire est réalisé. Une éventuelle lésion méniscale sera traitée.  
Le nouveau ligament est positionné en lieu et place de l’ancien LCA rompu dans l’articulation au travers d’un tunnel tibial et d’un tunnel fémoral. Il est ensuite mit en tension et bloqué en bonne position. L’intervention se déroule sous arthroscopie. Elle est réalisée en chirurgie ambulatoire c’est-à-dire que le patient entre le matin, il est opéré il rentre chez lui dans l’après-midi.
Dans les suites de l’intervention une attelle articulée est portée pendant 15 jours pour protéger la plastie ligamentaire. Les cannes sont généralement abandonnées au bout de deux à trois semaines et on démarre la rééducation immédiatement après l’intervention. Les sports de pivot contact ne sont repris qu’à partir du neuvième mois postopératoire. 
En plus de la ligamentoplastie du LCA on peut y associer pendant l’intervention une plastie externe que l’on appelle un « retour externe » pour reconstituer le ligament antéro-latérale. Cette plastie est décidée en fonction de certains critères : le type d’activité sportive, l’existence d’un ressaut explosif à l’examen clinique…